C'est de saison !

Le blog des Ateliers des Babets

Les premiers signes du printemps

26 février 2026

Il ne vous aura pas échappé que, ces derniers jours, la chaleur est revenue, et, avec elle, les premiers signes de réveil pour les êtres vivants : 

  • les bourgeons se débourrent (rappelons que ces bourgeons sont fabriqués dès l'été et "protégés" du froid pendant l'hiver, avant de se découvrir au début du printemps) ;
  • les perce-neige sont sortis de terre : au Bessat, vous pouvez en voir au jardin Danthony ; 
  • les premiers insectes apparaissent : chemin de la Sagne du Blanc, on a déjà vu des bourdons, une coccinelle, des mouches et autres insectes volants, et même des papillons ! Les merles picorent le sol, c'est donc que les vers de terre et autres délices pour volatiles sont revenus à la surface ;
  • en parlant de merles, de nombreuses espèces d'oiseaux se font de nouveau voir ou entendre dans nos jardins et nos rues : grive draine, bergeronnette, rossignol, pinson des arbres, et même les premiers rougequeues noirs ;
  • deux vipères péliades, une espèce emblématique du Parc du Pilat, ont aussi été vues en train de se dorer la pilule... depuis, elles ne se sont plus montrées, peut-être retournées dans une autre cachette. 


Mais tout ce petit monde ne serait-il pas sorti de son abri ou de son sommeil un peu trop tôt ?... C'est la crainte qu'on peut avoir avec ces signes de printemps très précoces, avant même la fin du mois de février. Rappelons qu'il y avait de la neige encore le samedi 21 !...

Que faire alors, notamment concernant le nourrissage des oiseaux ? Faut-il garder nos graines et boules de graisse sous la main au cas où le gel et le froid reviendraient ?
Sur cette question, on rappelle la règle énoncée par les ornithologues pour nous guider : lorsque la température s'élève au-dessus de 5°C pendant 4 ou 5 jours, il faut arrêter progressivement le nourrissage aux mangeoires : réduire les quantités, espacer les remplissages, ôter les boules de graisse. Ne pas oublier de bien nettoyer tout le matériel avant de le ranger pour la saison prochaine.

Puis faites confiance à la faune : même sans aide de notre part, certains oiseaux s'en sortent très bien :-) Profitez surtout de la nouvelle saison qui arrive pour prendre de bonnes décisions au jardin : laisser des feuilles mortes et des tiges sèches au sol (elles abritent les petites bêtes dont les oiseaux se régalent), planter des arbustes à baies (et n'oublions pas les fleurs vivaces pour les pollinisateurs), garder des points d'eau (peu profonds et propres) pour toutes les espèces qui en auraient besoin. Et posez des nichoirs si vous voulez continuer à donner un coup de main aux oiseaux ! 

Le Comptage Wetlands : comptage international des oiseaux d'eau

Ce week-end, toujours organisé à la mi-janvier, est à l'initiative de l'ONG Wetlands International. En France, cette opération de comptage est relayée par la LPO, Ligue de Protection des oiseaux.

Les "oiseaux d'eau" peuvent être observés dans de nombreux sites : des littoraux bien entendu, des baies, mais aussi des marais, des lacs, des étangs... Ainsi, 533 sites Wetlands sont connus, cartographiés et suivis depuis au moins 10 ans. Mais "de nouveaux sites peuvent aussi rejoindre le réseau des sites Wetlands après référencement et discussion entre la coordination nationale et locale."

A Roanne, par exemple, une observation est organisée gratuitement ce dimanche 18 janvier par l'ARPN, Association Roannaise de Protection de la Nature.
Comme le précise la LPO, "le comptage Wetlands est ouvert aux ornithologues aguerris, capables d’identifier à la vue, dans des conditions parfois difficiles, les espèces d’oiseaux d’eau." Mais rien ne vous empêche de rejoindre un groupe, comme à Roanne, ce dimanche 18 janvier au matin, où l'Association Roannaise de Protection de la Nature organise une sortie gratuite.

Deux autres dates à retenir :
- le week-end du 25 et 25 janvier : comptage des oiseaux de jardin (cette fois-ci, l'opération est tout public) ;
- le 2 février : journée mondiale des zones humides.

Retrouvez ces dates et toutes les autres journées-clés (biodiversité, droits humains, culture) dans le Calendrier Vivant des Ateliers des Babets ! 



Sortir par temps de pluie 

Temps pluvieux... enfants heureux ! En automne, les enfants adorent faire ce qu'on a tendance à leur interdire, par peur de les voir se salir ou se refroidir :  

sauter dans les flaques, mettre les mains dans la boue, se rouler dans les feuilles... Comment faire alors pour leur offrir ces petits plaisirs ? Il suffit de choisir une tenue adaptée : bottes de pluie, vêtements imperméables, et, en dessous, les couches nécessaires aux températures du jour (ce n'est pas parce que le temps est humide qu'il fait forcément froid).

Au Bessat, beaucoup de familles sont passées aux combinaisons de pluie (aussi appelées "salopettes softshell"). On en trouve de plus en plus à des prix raisonnables, et c'est vraiment un investissement intéressant : ce genre de combinaison se porte pour toutes les météos humides et un peu fraîches et pour toutes les activités salissantes, dans la boue, le sable, et autres matières que les enfants affectionnent. On peut les prendre un peu grandes et retourner manches et chevilles : une combi peut facilement faire deux ans pour un.e enfant. 

N'hésitez pas à acheter d'occasion pour une démarche éco-responsable ;-) 

Le Tataki Zome (ou impression végétale)

Retour sur une activité qui a beaucoup plu aux enfants comme aux adultes lors des portes ouvertes, le samedi 13 septembre !
 
Il s'agit d'une technique d'impression végétale inspirée du Japon (en japonais, tataki signifie « marteler » et zome signifie « teindre »), qui consiste à placer un végétal fraîchement cueilli entre deux morceaux de tissu et à le marteler. Ainsi, on fixe le jus et la forme de la plante dans la fibre. Selon les végétaux choisis et la force de nos gestes, le résultat peut être vraiment bluffant. Lors de notre séance, les dernières pensées sauvages et les feuilles de pissenlit ont donné de magnifiques rendus !

Pourquoi cette activité est-elle idéale en atelier nature ? 

  • Parce que l'on crée avec ce que nous offre la nature au fil des saisons et des cueillettes, et que c'est une belle occasion d'observer et de s'interroger sur les végétaux qu'on peut trouver autour de nous ; 
  • Parce que c'est une technique qui plaît à tous les âges, que le plaisir vienne de la manipulation d'un marteau (pour les plus jeunes, je conseille l'utilisation des marteaux en bois tels qu'on en trouve dans les jeux d'imitation : établi, mallette de bricolage...) ou de l'application dans le geste ; 
  • Parce qu'elle permet de décorer toutes sortes d'objets, qu'on peut ensuite rapporter chez soi, ou offrir à toute occasion : trousses, sacs, pochettes, torchons... mais aussi sur du papier un peu épais pour des cartes, des couvertures de carnet... 


Retrouvez un tuto ainsi que différentes techniques pour conserver votre impression végétale dans le temps en suivant ce lien