L'Education au vivant
Pourquoi des ateliers nature dans le cadre scolaire ?
Une urgence écologique
Dans un ouvrage collectif intitulé Relever le défi écologique, sorti en 2024 aux éditions ESF Sciences Humaines, en collaboration avec les Cahiers pédagogiques, Jean-Michel Zakhartchouk écrit les mots suivants :
"Bien sûr, l’école doit enseigner les “fondamentaux”. Bien sûr, les élèves doivent à la fin de la scolarité obligatoire savoir lire, écrire, compter, avoir une maîtrise suffisante de leur langue et utiliser de façon aisée les outils de base en mathématiques. Bien sûr, l’école doit contribuer à les former au respect de l’autre et à la citoyenneté.
Bien sûr, mais tout cela n’a de sens à terme que sur une Terre qui reste vivable, où l’humanité parvient à limiter les dégâts du réchauffement climatique (en luttant contre mais aussi en s’adaptant) et de la perte de la biodiversité. De ce fait, les questions environnementales ne doivent pas être un “plus”, un à-côté, mais bien se situer au centre de la réflexion de ce qu’il faut faire à l’école, dans les salles de classe comme au niveau des établissements."
“Dans les salles de classe”, certes, mais aussi hors de ces salles. En effet, pour réparer le “déficit de nature” (1), lutter contre l’impact négatif de la sédentarité grandissante et résister à la “crise de la sensibilité” (2) , quelle meilleure pratique pédagogique que de quitter le confinement des bâtiments scolaires pour (re)découvrir le monde extérieur ?
Aux Ateliers des Babets, on accompagne tous.tes les élèves, et on prête une attention à tous leurs besoins, quels qu’ils soient.
(1) : Richard Louv, auteur et journaliste américain, dans Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, 2005
(2) : Baptiste Morizot, Manières d'être vivant, 2020
Les bienfaits... pour les élèves
On l’a vu, les séances de classe en extérieur ont un impact positif sur le monde du vivant, et sur les apprentissages scolaires des élèves, tels qu’ils sont décrits dans les textes.
Mais les bienfaits sur les élèves peuvent aller bien au-delà :
- sur la santé physique ;
- sur l'équilibre psychologique ;
- en terme de lien social et d'apprentissage des compétences psycho-sociales
- sur tous les apprentissages en prise directe avec l'extérieur
Ajoutons que l’école est un maillon essentiel pour diminuer l’inégalité d’accès au dehors. En effet, de nombreux élèves font partie d’un “public empêché” et, souvent, enfermé : élèves en situation de handicap, nouvellement arrivés en France, vivant dans un contexte social, économique ou familial difficile...
Aux Ateliers des Babets, on accompagne tous.tes les élèves, et on prête une attention à tous leurs besoins, quels qu’ils soient.
Les bienfaits... pour les adultes
Même si les pratiques de séances scolaires en extérieur sont encore récentes, l’expérience et les témoignages tendent à montrer qu’elles profitent aussi aux enseignant.es et aux adultes présent.es avec les élèves lors de ces séances.
Bien-être physique et psychologique, autre relation à la classe et aux élèves, exploration pédagogique : ces bénéfices existent pour les professeur.es.
Cependant ce sont des pratiques qui peuvent déstabiliser, questionner, bien qu’elles ne soient ni historiquement nouvelles (on enseignait dehors dans l’Antiquité déjà) ni obligatoirement complexes à mettre en œuvre.
Pour se lancer dans cette démarche, oser pousser la porte des salles de classe et des bâtiments scolaires, comme pour toute démarche qui s’écarte d’un modèle connu et traditionnel, il vaut mieux être accompagné.
C’est d’ailleurs ce qu’affirme Sandra Lavorel, écologue, médaille d’or du CNRS :
“Tous les enseignants, pas seulement ceux de biologie, devraient être formés aux questions environnementales. C’est un chantier considérable mais enthousiasmant.”
(Libération, 20 octobre 2023)
C’est avec cet enthousiasme, allié à mon expérience de l’enseignement, que j’accompagne tous.tes les professeur.es lors de mes interventions, qu’il s’agisse de séance ponctuelle ou de projet long.
Un appui institutionnel
De nombreux documents gouvernementaux offrent aujourd’hui un soutien et un cadre à « l’école dehors » et aux autres pratiques d’éducation à l’environnement et au vivant.
On peut citer :
- les 20 mesures pour la transition écologique à l’école : on peut notamment y lire en mesure n°6 que « le Fonds d’innovation pédagogique permettra de soutenir les projets d’éducation au développement durable » à hauteur de 500 millions d’euros sur la durée du quinquennat (mesure n°6) ; et le soutien à la création de 18 000 aires éducatives d’ici 2030 (mesure n°9).
- la page dédiée aux aires éducatives sur le site de l’Office Nationale de la Biodiversité : « une aire éducative est un petit territoire naturel géré de manière participative par les élèves d’une école, d'un collège ou d'un lycée. Encadrés par leurs enseignants et une structure de l’éducation à l’environnement, les élèves se réunissent sous la forme d’un ‘‘conseil des enfants’’ et prennent toutes les décisions concernant leur aire éducative. ».
On peut aussi mentionner qu’un projet de loi transpartisane a été déposé le 24 juin 2025 à l’Assemblée nationale, nommé “Proposition de loi visant à reconnaître l'éducation au dehors et en contact avec la nature et à réaffirmer la place de la transition écologique à l'école”. Ce projet a été porté par plusieurs député.es, mais aussi par le collectif Classe dehors (branche de l’association La Fabrique des Communs Pédagogiques) et par le WWF-France. L’initiative a été soutenue dans une tribune du Monde par plusieurs figures scientifiques.
Et si on travaillait ensemble ?
Si vous vous sentez concerné.e, convaincu.e par les propos précédents, que vous souhaitez (re)mettre vos élèves au contact du vivant mais que vous manquez d'idées, d'expérience ou de certitude sur la marche à suivre et la prise en compte de votre propre démarche pédagogique...
... c'est ici que je me mets à votre service !
- En concevant et animant des interventions qui mettent vos élèves au cœur du vivant tout en s’appuyant sur des bases pédagogiquement solides ;
- En proposant dans chaque activité du catalogue (voir p.9) des méthodes et des contenus venant soutenir les apprentissages des élèves, avec un contenu adapté de la sixième à la troisième ;
- En répondant à vos questions et demandes à toutes les étapes de notre travail ensemble :
1- LA PRISE DE CONTACT :
Vos besoins : lieu, nombre d’élèves concernés, thématique souhaitée, budget...)
=> Ma réponse : devis et conseils pratiques
2- LA PREPARATION DE LA SEANCE :
Avec vous : choix du format de la séance et des activités (avec les adaptations nécessaires à votre projet pédagogique).
De mon côté : conception de la séance (déroulé, matériel nécessaire, supports pour les élèves...).
3- LE JOUR J DE L'INTERVENTION
Votre rôle : encadrement d’une activité secondaire (déroulé et matériel fournis)
Le mien : animation et encadrement
4- ET APRES ?
Je n’oublie pas de vous laisser tous les supports et documents nécessaires pour approfondir la séance avec vos élèves et/ou réitérer l’expérience de la classe dehors
Et vous ? N’hésitez pas à me faire un retour sur la séance : très important pour me permettre de rester au plus près des besoins scolaires (élèves comme adultes).
Vous êtes intéressé.e ?